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La légende de BINGO

Un jour, il arriva que Nzame descendit sur la terre. Il se promenait au
bord du fleuve, assis dans un canot qui marchait tout seul, tout seul.
Nzame ne pagayait pas. Il accosta près d’un grand village, voulant
monter à l’abègne pour interroger les hommes. Mais voici qu’une jeune
fille vint puiser de l’eau à la fontaine. Nzame la vit et l’aima, car
elle était bonne travailleuse et ardente à l’ouvrage non moins que
jolie. Il lui donna un fils et l’emmena avec lui, bien loin, dans le
pays d’où l’on ne revient pas. Mboya, c’était le nom de la jeune fille,
Mboya ne revint jamais... Lire |
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Le mariage mystérieux de
MBONE EMANE et
d’ABOUME NGUELE

Dans un village, naquit une fille d’une grande beauté. Elle avait un
oncle paternel qui préférait qu’elle demeure
dans la famille au lieu de se marier comme ses sœurs.
Devenue adolescente, elle souffrait de rester seule, sans homme pour
son amour et sa compagnie. Pour se distraire, elle prit l’habitude
d’aller passer ses moments de loisirs au bord du fleuve qui coule
derrière le village, soit pour pêcher, soit tout simplement pour
contempler les allées et venues des poissons.
Ce jour-là, à son plus grand étonnement, elle aperçut de l’autre côté
du fleuve un jeune homme de bonne taille qui l’appelait ; il était
assis sur la berge tenant une canne à pêche. Elle fut étonnée de voir à
cet endroit la présence d’une vie humaine...
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Le mariage D’ESSAKANA-NGANIYO

Dans la famille de Nganiyo où il n’y avait rien que
des garçons, est née une fille. On lui a donné le nom de
Essakana-Nganiyo. A sa naissance, ses ancêtres lui ont préparé un grand
avenir. Mais elle épousera un lépreux de préférence, si elle veut
bénéficier des bénéfices de ses grands-parents...
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La naissance du Mvett
Pendant que les fang revenant du nord, et se
dirigeant vers le sud (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Sao
tomé "sont en butte aux attaques meutrières des tribus qui les
pourchassaient et avec lesquelles ils étaient en guerre (le peuple
était épuisé, affaibli, et la défaite et l'asservissement étaient
imminents), Oyono Ada Ngomo était
dans le coma lorsqu'il vit un esprit supérieur venir vers lui et lui
parler.
L'esprit lui remis (en songe) un instrument de musique qui
était
sensé venir réveiller le peuple et lui donner espoir ...
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Le deuil chez les fang
Le
décès chez les fang traditionnels ne signifiait pas la fin de la vie.
Autrement dit, ceux-ci ne considéraient pas qu’après le décès, le
disparu allait se reposer paisiblement dans son cercueil en attendant
le jugement dernier ou la
résurrection ...
Dans leur esprit, l’univers était composé de plusieurs mondes parmi
lesquels le monde des vivants et celui des défunts…. Pour parler du
monde des défunts, ils disaient «essi ayat». Autrement dit, pour
effectuer une traduction littérale, «l’autre côté de la terre». Aussi
disaient-ils lorsque décédait l’un des leurs : «Ackang essi ayat». Ce
qui signifie : « Il est parti de l’autre côté de la terre»...
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Le rite du "NDONG MBA"

Le rite du Ndong Mba fait parti des nombreux rites et
notamment des rites masculins que l'on rencontrait dans la société
traditionnelle fang ... C'est un rite essentiellement masculin. C'est à
l’âge de quinze ans que le jeune garçon devait subir l’initiation au
Ndong Mba ...
Pendant leur séjour dans « ngounn », les candidats sont soumis à un
régime spécial : pas de nourriture préparée par une femme. Leur corps
est enduit d’une poudre écarlate, signe de purification corporelle.
Après le temps réglementaire, cinq à sept jours, les postulants sont
d’abord placés sur « nzôm ». Là, ils doivent expier les péchés qu’ils
ont commis depuis leur naissance... Lire |
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Le mariage chez les Fang

Le mariage est une union entre
un homme et une
femme.
Il est plus que cela chez les fang: c’est un contrat établi entre la
famille du mari et celle de la femme.
C'est un long processus qui s’étale normalement sur trois grandes
phases après la rencontre entre l’homme et la femme. Il y a les
présentations ou fiançailles (ndzang), la remise de la dot (nsua) et
l’accompagnement de l’épouse par sa famille dans sa nouvelle famille
(bilen). Nous allons donc voir le déroulement et l’importance de
chacune de ces phases qui peuvent prendre plusieurs mois voir plusieurs
années ... Lire
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Le rite de "MEVOUNG"
C'était un rite
essentiellement féminin, une réponse
féminine aux rites masculins et particulièrement au rite du Ndong Mba.
Les femmes organisaient la séance de Mevoung pour la purification du
village. C’est lorsque celles-ci se rendaient compte que la terre
n’était plus généreuse, que la pêche ne rapportait plus assez de
poisson et que la chasse n’était plus fructueuse, que tout était mis en
œuvre pour organiser la cérémonie... Lire
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Le rite de l' "ESANI"

A la nouvelle du décès, les plus proches se
réunissent. De la concertation sortiront le nom du coordonnateur, la
cellule ad hoc des préparatifs, la désignation des dates et lieux de la
célébration. Notamment, on rassemble trophées, costumes ou « kaba »,
outillage, ustensiles de cuisine et autres appareils ménagers, diplômes
et/ou distinctions honorifiques ; bref, tous les signes marquants, y
compris la place dans la lignée, le rayonnement et le prolongement du
mort sur l’arbre généalogique. Voici venu le moment d’un examen sévère
sur la nature et la valeur de ses moyens. Aucune complaisance ni
négligence sur le vécu quotidien du défunt qui peut avoir édifié ou
non. L’unanimité prévaut.
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